Selon les biologistes, est vivante toute entité constituée de molécules organiques interagissant avec son environnement , ayant une certaine durée de “vie” (je dirais plutôt “d’activité” ), et capable de reproduire d’autres entités semblables.

Mais si on y réfléchit bien, l’évolution et l’interaction des bactéries et des végétaux avec leur environnement est purement mécanique; à aucun moment ils ne prennent quelle décision que ce soit et n’ont d’ailleurs aucune perception sensorielle qui leur permettrait de le faire.

Bien sûr, nous sommes nous mêmes des systèmes neurologiques qui a partir d’informations venant de l’exterieur réagissent d’une certaine façon. Les informations dans notre cerveau existe sous forme concrête (neuromédiateurs), mais il y a forcémment autre chose : ces informations, bien qu’à la base purement biochimiques, sont traduites, à un moment donné, en sensations. Telle fréquence de lumière est traduite en sensation de rouge, de bleu…l’information existe donc aussi sous une forme dont nous ne comprenons pas la nature…(edit : on m’a dit que ça s’appelait les “qualias”)

Une autre chose vient encore dresser une frontière entre l’animal et le végétal : la notion de décision. Si nous laissons faire notre processus organique, nous respirons. C’est le résultat d’une de nos fonctions cérébrales. Pourtant, nous avons la possibilité d’intervenir sur ce processus, en restant en apnée par exemple, même si rien dans notre environnement ne nous pousse à le faire, simplement parce que nous l’avons décidé. Ce simple constat prouve que notre comportement n’est pas purement un produit de la mécanique neurologique; il y a autre chose (l’”âme” ? terme peu “scientifique” mais je n’en connais pas d’autre) capable d’intervenir sur le processus “normal”.

Si nous faisons pousser une plante, que nous maitrisons parfaitement la météorologie, l’humidité et la composition de la terre, alors dés le départ toute son évolution est parfaitement prévisible, tandis qu’aucun animal n’est prévisible. Même une fourmi que les phéromones poussent à aller vers tel endroit, va, si on place une petite pierre sur son chemin, décider si elle va la contourner par la droite, par la gauche, ou passer par dessus. Et ça, jamais personne ne pourra le prévoir…

Voilà ma définition de la vie : ce n’est pas l’entité organique elle-même mais l’”entité ontologique” qui perçoit des sensations et agit de façon volontaire sur celle-ci. Cette masse de cellules (y compris les neurones) n’est qu’un outil, un prolongement de l’être vivant proprement dit. Autrement dit, est vivant ce qui perçoit des sensations (edit : les qualias) et est capable de prendre des décisions non expliquables par un pur processus organique.