Il faut savoir que 75% des lois décrétées aujourd’hui le sont par Bruxelles. Avez vous déjà voté pour un président européen, ou un quelconque parti européen ? Moi non plus … ce qui signifie que nous sommes spoliés de 75% de notre démocratie. L’Europe est donc un Etat dictatorial qui se met peu à peu en place (et qui est déjà plutôt bien installé…).

Si un pays souhaite se fédérer à un autre Etat, pourquoi pas aprés tout si il le manifeste clairement par référendum (et dispose d’un avis éclairé bien entendu…). Mais si cet Etat, face au refus des population, font voter “l’adhésion” à chaque fois par “voie parlementaire” (qui est d’ailleurs étrangement unanime d’un pays à l’autre…), alors ce n’est plus une adhésion consentante, c’est une conquête. Sans arme, mais une conquête quand même. Et un Etat qui n’a pas de frontières fixes, qui annexe régulièrement d’autres Etats, cela s’appelle un empire.

L’Europe est donc un empire dictatorial. Mon raisonnement est tout simple, mais pourtant peu de gens semblent vraiment avoir conscience de cet état de fait.

Pour quelle raison ? L’école et la télévision sans doute…

J’entends souvent des gens donner leur avis sur tel ou tel sujet, tel ou tel évenement, ou tel ou tel pays. Sur quelles informations se basent-ils pour se forger une opinion ? Au mieux (le moins souvent) sur un livre, au pire (le plus souvent) sur la télévision.

Vous habitez dans un certain pays et appartenez plus ou moins à un certain milieu (professionnel ou autre), donc vous connaissez un peu votre pays et assez bien votre milieu. Maintenant regardez l’image que les médias donnent du pays dans lequel vous vivez, et du milieu dont vous faîtes partie. Généralement (ça dépend beaucoup de votre milieu, vous me direz) ce n’est pas si proche de la réalité que ça, n’est ce pas ?
Autrement dit, si quelqu’un qui ne connait votre pays et votre milieu qu’à travers les médias vient vous dire ce qu’il en pense, vous lui répondrez probablement qu’il ferait mieux de venir voir la réalité concrête avant de donner un avis sur un sujet qu’il ne connait pas.

Un milieu que plus de 99% d’entre nous ne connaît pas du tout : celui de la politique (nationale ou internationale) : savez vous avec certitude ce qui motive telle ou telle décision, ce qui se passe réellement dans ce milieu, si oui ou non il existe des accords secrets, s’il existe ou non un pouvoir occulte au dessus du chef d’Etat de votre pays, qui est réellement à la source de la loi qui vient d’être votée ? Une des rares choses que nous savons avec certitude est que dans notre pays “libre et démocratique” les statistiques et chiffres officiels sont trafiqués par divers moyens dans le seul but d’orienter l’opinion…

Vous ne savez pas plus que moi ce qui se passe vraiment dans le pays dans lequel nous vivons pourtant, et vous voulez me faire un exposé sur ce qui se passe à l’autre bout du monde ? Commencez par vivre 20 ans dans chaque milieu social (surtout politique) de chaque pays qui existe sur la terre et aprés seulement vous pourrez dire : “je sais comment ça se passe dans le monde”…

Nous l’avons tous appris à l’école : depuis environ un demi-siècle, une part de plus en plus grande de la population déménage sur une longue distance au cours de sa vie. C’est un fait sociologique sous estimé mais important d’abord pour l’individu, mais qui a aussi des répercutions sur la société auxquelles on ne pense pas, ce que je vais tenter de démontrer dans les prochaines lignes.

D’abord il y a le besoin de tout individu de refléter une image positive de lui-même aux autres. Lorsque quelqu’un connait les mêmes personnes depuis son enfance, il suffit d’avoir été dans le passé bon, honnête,  etc, de s’être bien conduit en somme. Si les gens ont un bon souvenir de vous, l’image que l’on aura de vous ne pourra être que positive. Autrement dit, cette image se base sur du long terme. Par contre, lorsqu’on fait connaissance, au cours de sa vie, avec des gens qu’on a jamais vus auparavant, cette image se construit rapidement, sur du court terme; autrement dit le rang social, l’apparence physique et vestimentaire, le savoir-parler… Et ce genre de critères se répand : autrefois, il suffisait paraître honnête, travailleur, amical … aujourd’hui il faut être à la mode, avoir réussi socialement … la mobilité géographique (bien sûr, ce n’est pas le seul facteur, les médias ont beaucoup amplifié ce phénomène, je n’ai jamais dit le contraire) a contribué à faire passer au premier plan les apparences, et à reléguer au second les vraies valeurs morales.

Ensuite, comparez les couples d’hier et d’aujourd’hui : quand on regarde les vieux, la plupart sont ensemble depuis trente, quarante ou cinquante ans; et on ne voit généralement guère d’animosité entre eux. La tendresse est restée en général. Les couples plus jeunes, au contraire, se déchirent souvent au bout de quelques années,  les divorcent se multiplient, avec l’impact sur les enfants et toutes les retombées psychologiques et sociologiques qui en découlent. D’où peut venir un tel désastre ? Comment les gens faisaient-ils avant ? Est-ce simplement un changement de moeurs qui acceptent plus facilement le divorce ? Si c’était le cas, les vieux couples se haïraient jusqu’à s’entretuer. Non, au contraire, quand on les regarde, ils ont plutôt l’air paisibles. Simplement, un lien beaucoup plus fort s’est construit entre eux, puisqu’ils ont généralement commencé par être des amis d’enfance; de plus, lorsqu’ils ont décidé de s’unir, ils était bien plus sûrs d’être faits l’uns pour l’autre, puisqu’ils se connaissaient déjà depuis une bonne vingtaine d’années. Chez les couples modernes, c’est en général une passion amoureuse provisoire qui unit les couples, une fois celle-ci dissipée, il ne reste donc plus rien. Alors que chez les vieux couples, lorsque le vernis de la passion est parti, il reste néanmoins quelque chose de bien plus profond : la tendresse de toute une vie, celle qui s’est construite depuis le tout début…

L’amitié, l’amour, la vie sociale en général, la façon d’exister pour les autres…tout est chamboulé dés lors qu’on ne côtoie plus les mêmes gens qu’au début de la vie … maintenant, essayez de réfléchir non seulement aux conséquences, mais aussi aux conséquences des conséquences … de cette mobilité  lorsqu’elle concerne de plus en plus de gens : les enfants de parents divorcés, les valeurs essentielles qui passent au second plan … un bien ou un mal ?

“Lonewolf” signifie “loup solitaire”. J’y repensais l’autre jour et j’ai pensé que cela pouvait prêter à confusion : les gens pouvaient s’imaginer que c’était à prendre dans le sens “romanesque” du terme, genre le gars secret et ténébreux qui porte en lui des blessures secrêtes, tout ça…une crise d’identité digne d’un adolescent en d’autres termes…

Ce n’est pas du tout ça, je tenais à le préciser.

En fait, dans la nature, le loup solitaire, c’est celui qui a choisi de vivre en dehors des règles hiérarchiques de la meute, de n’être ni dominé ni dominant, de n’obéir ni de commander à personne.

Dans la vie de tous les jours, les gens qui adoptent une attitude dominatrice me gonflent, tout comme les gens qui entrent dans le jeu des premiers en courbant l’échine de façon tout à fait consentante, en semblant même y trouver une sorte de plaisir. Entendez bien : je ne parle pas du milieu professionnel où il est clair qu’une organisation hiérarchisée est indispensable, je parle des familles, des couples, des groupes d’amis, bref de tous les groupes qui s’auto-organisent avec peu ou pas d’intervention exterieure (lois, reglements, etc).

Je déteste recevoir des ordres; et l’idée de devoir en donner me mettrait plutôt mal à l’aise.

Je n’ai jamais trop compris ce que les gens recherchent dans ce genre de rapports; je me dis que c’est la nature, qu’aprés tout tous les animaux sociaux fonctionnent selon ce principe, qu’il est donc logique que ce soit aussi le cas de tous les groupes humains, et que par conséquent c’est moi qui suis anormal. Une sorte d’inadapté.
Donc voilà, c’est pour ça que j’ai choisi ce pseudo.

C’est mieux comme ça je pense.

J’ai entendu dire  que Kamini avait été infirmier psychiatrique…

Nos dirigeants se soucient de nos pauvres petits poumons : ces dernières années ils ont considérablement augmenté les taxes sur les cigarettes. Pour nous encourager à arrêter de fumer bien evidemment…sauf que les produits de substitution sont toujours hors de prix, ce qui ne semble pas les déranger outre mesure…enfin, en grands seigneurs, ils nous accordent quand même 50 euros de remboursement par an si on veut arrêter, ce qui représente au moins dix ou quinze jours de sevrage sur une année…quelle générosité…

Maintenant, observons les faits : comment ont réagi les pauvres face à cette hausse des prix ? D’abord en se tournant vers la contrebande qui devient, avec ces mesures, de plus en plus rentable, et qui se développe donc d’année en année. A ce propos, je pense que des pays comme l’Espagne ou l’Italie devraient montrer plus de reconnaissance vis à vis de l’Etat français pour sa contribution à leur bonne santé économique…

Ensuite, pour ceux qui n’ont pas encore de lien avec des contrebandiers (mais ça viendra au fil du temps), en se tournant en attendant vers le tabac à rouler, qui, comme tous les fumeurs s’en doutent bien, est bien plus nocif encore que la cigarette classique, même si ça ne se fait pas de parler de ça dans les médias…je ne sais pas si c’est un argument valable d’un point de vue scientifique, mais personnellement je tousse bien plus avec du tabac à rouler…

Enfin, comment réagit en général un pauvre, qui, comme la grande majorité des pauvres, ne renoncera pas à fumer (étant donné que le tabac est un des rares plaisirs que puisse s’accorder un pauvre) ? En se serrant la ceinture sur le budget alimentaire bien évidemment. Autrement dit, en mangeant des pâtes tous les jours. Il y a fort à parier que la malnutrition sera bientôt le prochain problème de santé publique, grâce à nos dirigeants qui se soucient tellement à notre santé…

Résumons : cigarettes à l’origine plus ou moins douteuse, tabac à rouler, malnutrition…en tenant compte du fait que beaucoup de pauvres bénéficient de la CMU, il n’y a plus qu’à espérer que l’augmentation des taxes suffira à compenser la hausse des dépenses de la sécu qu’elle entraînera dans les prochaines années…

Enfin, une dernière chose : comment se fait-il que l’Etat ferme les yeux en ce qui concerne l’adjonction de produits tels que l’ammoniac, qui, comme chacun sait, ne servent à rien d’autre qu’à augmenter encore davantage la dépendance à la cigarette ?

Pourquoi sommes nous si nombreux à faire des blogs ? Parce que nous avons tous besoin d’exister d’une façon ou d’une autre, et que faire un blog est la façon la plus commode d’exister.

Autrement dit, on voit au blog de quelqu’un de quelle façon il souhaite exister. Pour beaucoup de gens, il suffit de montrer des photos d’eux avec leurs amis, pour montrer aux autres qu’on a des amis. Pour beaucoup d’ados, montrer des plants de beuh ou des vidéos anti-police pour montrer qu’on est un rebelle du système de la société comme tous ses petits camarades. Pour d’autres encore, faire une sorte de journal intime pour tenter desespérement d’exprimer les états d’âmes dont tout le monde se fout. Chacun a sa façon d’exister pour les autres.

Pour ma part, j’ai choisi d’exister en montrant quel regard je porte sur le monde qui m’entoure, quel genre de livres me plaît, quel est mon style d’humour. Me montrer, dans une certaine mesure, tel que je suis sans me fabriquer un personnage (car je déteste la superficialité). Montrer aussi, quelquefois, mes états d’âme, mais alors de façon subtile, entre les lignes, et d’une façon qui n’est compréhensible que pour les gens qui connaissent un minimum ma vie. On a sa pudeur, aussi.

Plus qu’à copier-coller tous les commentaires…

Voilà c’est fait !

J’avais demandé à un ami de me conseiller des lectures qui sortent un peu des sentiers battus; je n’ai pas été déçu…

La plupart des fictions (livres, films, BD) nous proposent des personnages qui se ressemblent tous plus ou moins, qu’ils soient héros ou antihéros, bienfaiteurs ou malfaisants, adjuvants ou opposants. Igniatus Reilly, personnage principal de ce livre, est absolument unique : nulle part ailleurs, quel que soit le support, je n’ai trouvé un personnage comparable, aussi original, aussi singulier, (et aussi drôle) et ce livre a été écrit il y a déjà une quarantaine d’années…

De plus, le scenario est admirablement bien construit, même si n’est que vers la fin qu’on se rend compte à quel point toutes les pièces s’agencent parfaitement les unes avec les autres. On passe d’un personnage à un autre, d’une “sous-histoire” à une autre, le destin de chaque personnage croisant quelquefois celui d’un autre.

Je ne vous en dit pas plus : il faut lire ce livre pour se rendre compte à quel point il est bon. John Toole a d’ailleurs reçu le prix pulitzer à titre posthume. Il ne l’a pas volé…

MDR !!! Merci David de m’avoir fait connaître cet artiste remarquable.

Et fait cette chanson c’est une reprise d’une autre chanson de lui-même, elle même un monument du paysage musical français :

Beyond the horizon of the place we lived when we were young
In a world of magnets and miracles
Our thoughts strayed constantly and without boundary
The ringing of the division bell had begun

Along the Long Road and on down the Causeway
Do they still meet there by the Cut

There was a ragged band that followed in our footsteps
Running before time took our dreams away
Leaving the myriad small creatures trying to tie us to the ground
To a life consumed by slow decay

The grass was greener
The light was brighter
With friends surrounded
The night of wonder

Looking beyond the embers of bridges glowing behind us
To a glimpse of how green it was on the other side
Steps taken forwards but sleepwalking back again
Dragged by the force of some inner tide

At a higher altitude with flag unfurled
We reached the dizzy heights of that dreamed of world

Encumbered forever by desire and ambition
There’s a hunger still unsatisfied
Our weary eyes still stray to the horizon
Though down this road we’ve been so many times

The grass was greener
The light was brighter
The taste was sweeter
The nights of wonder
With friends surrounded
The dawn mist glowing
The water flowing
The endless river

Forever and ever

Edit : traduction pour Nelly ;) :

Au delà de l’horizon de là où nous vivions étant jeunes
Dans un monde d’aimants et de miracles
Nos pensées s’égaraient constamment et sans limites
Le tintement de la cloche de la division avait commencé à retentir

Le long de la longue route et (?) la chaussée
Se rencontrent-ils encore là (?)

Un groupe irrégulier nous avait suivis à la trace
Courant avant que le temps n’emporte nos rêves
Fuyant la myriade de petites créatures qui essayaient de nous maintenir au sol
Pour une vie consumée par un lent déclin

L’herbe était plus verteLa lumière était plus brillante
Entouré d’amis
La nuit des merveilles

Regardant au delà de la braise des ponts qui rayonnaient derrière nous
Un aperçu de combien c’était vert de l’autre côté
Allant de l’avant mais revenant comme des somnambules
Traînés par la force d’une sorte de marée interieure

A une plus haute altitude les drapeaux déployés
Nous atteîgnimes les folles hauteurs de ce monde révé
Encombrés à jamais par le désir et l’ambition
Il reste une faim inassouvie
Nos yeux las s’égarent encore dans l’horizon
Même si sur cette route nous sommes beaucoup venus

L’herbe était plus verte
La lumière était plus brillante
Le goût était plus doux
La nuit des merveilles
Entouré d’amis
La brume du petit jour rayonnant
L’eau qui s’écoulait
La rivière sans fin

Encore et toujours

Il y a trois choses qui font la beauté d’une âme :

- le cerveau

- le coeur

- les c… heu le courage

Si j’avais un enfant je lui répeterais ça à chaque occasion : toujours cultiver les trois, et toujours les classifier dans le bon ordre (décroissant plus haut). Quand se on pose la question de l’attitude à adopter face à une situation difficile, quelle qu’elle soit, toujours penser aux trois éléments sans jamais se tromper d’ordre. S’il y a un repère que je transmettrai à mes enfants si jamais j’en ai, c’est bien celui-là.

Toute société humaine a besoin, pour vivre en d’assez bonnes conditions, de transmettre des repères communs d’une génération à l’autre. Une civilisation qui brise ce lien est condamnée à mourir, car l’amnésie totale est…heu…le début de la fin, voilà. (pour enfoncer le clou d’un billet un peu plus bas).

Le sieur Nietzsche ici présent est accusé d’avoir fait l’apologie de la domination des forts sur les faibles et par là d’avoir encouragé l’emergence des dictatures. La parole est à la défense.

Le problème dans notre société actuelle est ce qu’évoque systematiquement le mot “domination”. Dés qu’on entend ce mot, on pense “opression”, “coercision”, “contrainte”. En vérité ce mot est à double sens : domination positive ou négative, acceptée ou contrainte.

Quand une mère donne à manger à son enfant, ou qu’un grand frêre vient au secours de son petit frêre malmené par ses camarades, il se met en place à ce moment là une forme de domination psychologique, mais une domination bénéfique, qui fait du bien aux deux, dominé comme dominant.

Le système de domination psychologique existe chez de nombreuses espèces animales, et dans la plupart des cas il est parfaitement accepté par les dominés. Même les humains recherchent une forme de domination sur eux, sous forme d’admiration pour un chanteur, un sportif, une célébrité sur qui ils vont prendre exemple, ou même un caïd de quartier. De nombreux couples se basent sur une forme de domination dans un sens ou dans l’autre (ce n’est pas toujours l’homme qui est en position de dominant, la femme peut aussi bien l’être), recherchée par les deux conjoints, et fonctionnent bien pendant de longues années. Les groupes de délinquants fonctionnent aussi sur le même système : les membres se sentent protégés par le caïd.

“Protection” : ce mot revient souvent dans l’oeuvre de Nietzsche lorsque qu’il parle de la domination, et c’est la mauvaise foi de ses détracteurs qui l’a fait disparaître de la mémoire collective concernant ce philosophe.

Pendant trop longtemps on a voulu nous faire croire qu’une posture de “dominé” était forcément pénible, contraignante, voire dégradante. En vérité la domination (positive et consentante) existe dans la nature depuis des millénaires, et cet instinct naturel existe encore de nos jours chez nous humains, qu’on le veuille ou non. L’idéologie ne peut rien contre la nature.

Monsieur le président, la parole est à vous.

Le but de la civilisation, c’est la culture et le luxe. Une fois ce but atteint, la civilisation se gâte et décline, suivant en cela l’exemple des êtres vivants”.

Bien sûr qu’il a raison ! Par exemple on parle de la civilisation égyptienne, ce que peu de gens savent c’est qu’en réalité il y a eu trois, à chaque fois la civilisation déclinait et disparaissait peu à peu, avant qu’une nouvelle finisse par émerger à nouveau. Car si les civilisations se font et se défont, les peuples restent, germes d’un nouvel ordre politique, qui sera la colonne vertebrale de la prochaine civilisation. Pour les romains c’est la même, ils ont eu une progression, une apogée, un déclin et une chute. Comme tout le monde.

La notre a émergé un peu au début du moyen-âge, mais surtout pendant la renaissance, a connu son apogée dans les années 70 et a commencé à décliner dans les années 80. Les punks avaient raison, c’étaient des visionnaires…

Vous allez me dire, le peuple de notre civilisation actuelle a acquis de nombreux besoins par rapport aux anciennes civilisations, surtout en ce qui concerne l’hygiène et les transports, donc ils lâcheront pas le morceau comme ça. C’est sûr, ils s’accrocheront, mais ils seront devenus trop faibles moralement, donc cette civilisation disparaitra comme les autres. Par contre, la periode “entre-deux” sera beaucoup plus courte, en raison de ces besoins. Le chaos ne devrait durer qu’entre 5 et 15 ans je pense, contre plusieurs siècles autrefois, avant qu’un nouvel ordre politique se mette en place. Avec un peu de chance, avant de mourir, les plus jeunes d’entre nous verront une république améliorée…enfin j’espere…

Je pense que la civilisation asiatique sera celle qui survivra le plus longtemps, c’est à mes yeux la plus “solide” du monde, en raison de sa mentalité “de fourmillière”.

Selon les biologistes, est vivante toute entité constituée de molécules organiques interagissant avec son environnement , ayant une certaine durée de “vie” (je dirais plutôt “d’activité” ), et capable de reproduire d’autres entités semblables.

Mais si on y réfléchit bien, l’évolution et l’interaction des bactéries et des végétaux avec leur environnement est purement mécanique; à aucun moment ils ne prennent quelle décision que ce soit et n’ont d’ailleurs aucune perception sensorielle qui leur permettrait de le faire.

Bien sûr, nous sommes nous mêmes des systèmes neurologiques qui a partir d’informations venant de l’exterieur réagissent d’une certaine façon. Les informations dans notre cerveau existe sous forme concrête (neuromédiateurs), mais il y a forcémment autre chose : ces informations, bien qu’à la base purement biochimiques, sont traduites, à un moment donné, en sensations. Telle fréquence de lumière est traduite en sensation de rouge, de bleu…l’information existe donc aussi sous une forme dont nous ne comprenons pas la nature…(edit : on m’a dit que ça s’appelait les “qualias”)

Une autre chose vient encore dresser une frontière entre l’animal et le végétal : la notion de décision. Si nous laissons faire notre processus organique, nous respirons. C’est le résultat d’une de nos fonctions cérébrales. Pourtant, nous avons la possibilité d’intervenir sur ce processus, en restant en apnée par exemple, même si rien dans notre environnement ne nous pousse à le faire, simplement parce que nous l’avons décidé. Ce simple constat prouve que notre comportement n’est pas purement un produit de la mécanique neurologique; il y a autre chose (l’”âme” ? terme peu “scientifique” mais je n’en connais pas d’autre) capable d’intervenir sur le processus “normal”.

Si nous faisons pousser une plante, que nous maitrisons parfaitement la météorologie, l’humidité et la composition de la terre, alors dés le départ toute son évolution est parfaitement prévisible, tandis qu’aucun animal n’est prévisible. Même une fourmi que les phéromones poussent à aller vers tel endroit, va, si on place une petite pierre sur son chemin, décider si elle va la contourner par la droite, par la gauche, ou passer par dessus. Et ça, jamais personne ne pourra le prévoir…

Voilà ma définition de la vie : ce n’est pas l’entité organique elle-même mais l’”entité ontologique” qui perçoit des sensations et agit de façon volontaire sur celle-ci. Cette masse de cellules (y compris les neurones) n’est qu’un outil, un prolongement de l’être vivant proprement dit. Autrement dit, est vivant ce qui perçoit des sensations (edit : les qualias) et est capable de prendre des décisions non expliquables par un pur processus organique.

Un livre sur la mort…mais ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas de littérature de gothique dépressif, loin de là…

En fait, c’est un livre sur une certaine vision de la vie (dans le sens biologique et ontologique). Au début, l’auteur parle des études scientifiques effectuées sur les EFM (Expériences au Frontières de la Mort), et de sa vision de l’accompagnement psychologique des mourants. Puis c’est au tour des experiences sur le LSD menées dans les pays d’Europe de l’est dans les années 60.

La morale de l’histoire, c’est que les principales civilisations ont cherché à comprendre ce qu’était la mort, et que, même si cela n’a abouti qu’à des religions au final, il en retiraient toujours à la base un savoir véritable. Aujourd’hui, presque plus personne n’ose étudier la mort, ce qui nous prive d’une pièce essentielle du grand puzzle scientifique.

Lisez “la source noire”, il vous fera tripper comme aucun livre ne vous avait fait tripper jusque ici…

Peu de gens s’interessent à la physique quantique, et ils ont tort car ils passent à côté d’une véritable révolution dans la conception de la réalité elle-même…étudier cette science, c’est étudier ce qu’est fondamentalement la matière, l’espace et le temps, et donc ce qu’est l’univers entier…

Bien sûr, c’est assez complexe, et c’est pourquoi les auteurs ont souhaité que cette révolution (au moins aussi importante que l’apparition de l’électricité) soit accessible au plus grand nombre. Il fallait un livre à la fois rigoureux, impartial, et facile à lire…pari gagné !

Si vous vous posez des questions “existentielles” et que vous voulez donc découvrir la physique quantique, ce livre vous présentera de façon claire et synthétique l’état actuel des connaissances en la matière, en englobant toutes les courants scientifiques…et philosophiques (car à ce stade les deux se rejoignent…), même les plus extravagants, de façon tout à fait impartiale.

Vous êtes allergique aux maths ? N’ayez crainte, il n’y en a presque pas ici.

Vous découvrirez que la matière n’est pas si “concrête” que l’on pourrait le croire, que l’espace temps n’est pas aussi “rectiligne” qu’il en à l’air, que la réalité elle-même, peut-être, n’existe qu’à travers nous-mêmes, les êtres vivants (encore que ce point est peu partagé par la communauté scientifique, pour ma part je pense que la solution doit être bien plus simple que ça…)

Un recueil de citations de l’antiquité à nos jours, plusieurs millénaires de sagesse résumés en un seul livre.

Bien sûr, il y en a environ 10 000, donc évidemment toutes ne sont pas interessantes, mais de temps à autre, on trouve la perle qui vous fait réfléchir, vous remet en question en quelques mots, ou vous fait rire, ou encore vous permet de résumer en une seule phrase percutante une chose que vous pensiez déjà. Des heures de bonheur, de méditation, et de rires en perspective…et aussi de quoi briller en société.